L'expérience clinique, les progrès de la biochimie alimentaire, les
recherches sur les propriétés thérapeutiques ou curatives des aliments
permettent aujourd'hui de comprendre la nécessité d'appliquer
l'individualisation alimentaire.
Nous sommes tous différents. Chaque personne est unique.
De très nombreux paramètres démontrent les différences qui existent d'une personne à une autre.
le groupe sanguin (peut-on recommander sans inconvénient la même alimentation aux groupes O, A, B, AB ?)
le
type ostéomusculaire (l'importance et la force du squelette, des
tendons et des muscles peut faire varier les besoins alimentaires et
surtout minéraux)
le type morphologique (la silhouette dénote une structure physique avec des besoins spécifiques)
le tempérament (un individu nerveux, sanguin ou bilieux nécessite des nutriments adaptés à son tempérament)
l'activité
physique (une activité physique ou sportive importante ou au contraire
une passivité et une forte sédentarité doivent moduler le type
d'alimentation à choisir)
l'activité professionnelle (le travail musculaire et le travail intellectuel ne demandent pas la même alimentation)
l'âge
(les périodes de croissance, de grossesse, de ménopause, le 3ème âge…
nécessitent chacune une alimentation adaptée et bien choisie)
la
situation climatique (l'humidité ou l'ensoleillement suggèrent des
aliments différents qui respectent le facteur environnemental)
les
saisons (les 4 saisons de l'année font recommander des aliments dont
l'énergie vibratoire est en harmonie avec la période de l'année)
les
conflits personnels et le stress (vécus dans le milieu familial ou
professionnel peuvent être une cause de pathologie et nécessiter une
alimentation spécifique)
le sexe (les métabolismes
masculin et féminin sont différents ; pour l'homme et la femme il faut
sans doute prévoir une alimentation personnalisée)
Quelques exemples aberrants
Donner des aliments réchauffants, excitants à un individu " sanguin ".
Offrir des aliments refroidissants, rafraîchissants à une personne frileuse.
Manger régulièrement des légumineuses et viandes en sauce en plein été.
Effectuer une monodiète de fruits acides en plein hiver.
Consommer des fromages gras et fermentés en saison chaude.
Consommer abondamment des yogourts au lait écrémé en hiver ou période pluvieuse.
Offrir des rations importantes de viande rouge à un sujet congestif.
Proposer un régime végétalien cru strict à un frileux maigre.
Recommander une diète fruitarienne prolongée à un nerveux.
Offrir la même assiette à un adolescent, une femme enceinte, une personne ménopausée, un vieillard, un convalescent…
Proposer
la même diète à une secrétaire (sédentaire et peu mobile), un maçon ou
un plâtrier (très actif), un travailleur à horaire mobile nocturne
(horloge biologique perturbée).
…
Ces exemples montrent que l'individualisation alimentaire est une clé importante de l'équilibre alimentaire.
L'assiette d'un travailleur manuel dont la dépense
physique ou musculaire est importante exige une proportion élevée
d'hydrates de carbone et de protéines.
L'assiette d'un
employé de bureau plutôt immobile et sédentaire nécessite une quantité
élevée de fibres apportées par les légumes.
L'assiette
d'un enseignant ou d'un éducateur doit recevoir une alimentation
suffisamment riche en phosphore pour satisfaire les besoins
intellectuels et les exigences du système nerveux.
On ne
peut pas calquer l'assiette de l'homme moderne devenu sédentaire grâce
à la mécanisation et à l'automatisation sur l'assiette de l'homme
ancestral dont toute la vie et l'activité était basée sur le mouvement
et les efforts physiques et musculaires.
Le nutrithérapeute moderne doit prendre en compte les besoins du monde actuel en proposant :
une alimentation biologique (culture sans pesticide)
une alimentation vivante (la plus possible crue)
une alimentation diversifiée (la monotonie alimentaire crée des carences, la diversité alimentaire apporte l'équilibre).