La glycémie, c'est le nom donné par Claude Bernard à la présence (normale) de glucose dans le sang.
À jeun, la glycémie, chex les sujets sains, peut varier de 0,70 à 1,10 g/litre (3,9 à 5,6 mmol/l).
Au-dessous de 0,70 il y a hypoglycémie, au-dessus de 1,10, il y a hyperglycémie.
La glycémie augmente naturellement après les repas. Les chiffres de la glycémie normale augmentent généralement avec l'âge.
Le taux de glucose sanguin varie en fonction des
rapports alimentaires (sucres plus ou moins concentrés, plus ou moins
associés à d'autres aliments ou à des fibres alimentaires ou encore
selon le mode de préparation des repas) et des dépenses à fournir. Des
mécanismes régulateurs - dont l'insuline est le principale agent -
préservent cette constante dans le cadre du maintien de l'homéostasie.
La glycémie évolue en 4 temps
Un trouble fréquent, l'hypoglycémie
On parle d'hypoglycémie lorsqu'on ressent des symptômes passagers dûs à une baisse du niveau de sucre dans le sang.
De nombreuses raisons médicales ou alimentaires peuvent entraîner
des réactions hypoglycémiques : pancréas en mauvais état et facilement
excitable, foie en perte de vitalité,
absorption de sucre solide ou dilué, alcool, certains médicaments (neuroleptiques, tranquillisants…).
Les symptômes de l'hypoglycémie sont nombreux et variables :
les signes mineurs associent
une sensation de fatigue, de jambes en coton, de tremblements, de
sueurs froides, une sensation impérieuse de faim avec douleurs de la
région de l'estomac, des palpitations cardiaques, des troubles visuels
à type de vue double, des céphalées, la peau moite, la nervosité,
l'irritabilité et le changement d'humeur…
les
signes majeurs sont des manifestations neuropsychiques variables telles
que l'obnubilation, les hallucinations, le délire, la confusion dans le
temps et l'espace, des crises convulsives, des paralysies motrices, des
troubles de l'élocution…
la forme la plus grave est le coma,
la forme la plus courante est le coup de fatigue vers 11 h le matin et la tendance à
s'endormir après le repas de midi.
Quand les cellules crient famine, il faut donner au
corps le bon carburant. Une alimentation déséquilibrée (ex. le fast
food ) engendre souvent un état d'hypoglycémie quasi chronique. À force
de sécréter de fortes quantités d'insuline, le pancréas peut finir par
s'épuiser, ce qui peut déboucher sur le diabète.
Par ailleurs, d'incessantes fluctuations entre hypo-
et hyperglycémie avec des pics élevés de secrétions d'insuline, font le
lit de l'obésité. L'insuline en effet favorise la conversion des sucres
en graisses, de même que leur stockage dans le tissu adipeux.
Le Facteur I.G. (index glycémique)
Le facteur I.G. (Index Glycémique) des aliments est la classification des aliments en fonction de leur
effet immédiat sur le taux de glucose sanguin :
Les hydrates de carbone qui
s'assimilent vite au cours de la digestion ont les facteurs I.G. les
plus élevés. Leur effet sur le taux de glucose est rapide et fort.
Les
hydrates de carbone qui s'assimilent lentement libèrant progressivement
le glucose dans le flux sanguin ont un facteur IG faible.
Quels sont les éléments qui influencent l'IG des aliments ?
1. la gélification faible de l'amidon
ex. : moins l'amidon est gélifié (gonflé), moins la digestion est rapide.
2. l'état physique des aliments
ex.: la pellicule fibreuse de certains aliments entiers ralentit
l'accès des enzymes aux amidons, donc agit comme barrière à une
assimilation trop rapide.
3. le taux d'amylose
ex.: lorsqu'un aliment contient beaucoup d'amylose, ses éléments sont digérés plus lentement.
4. les fibres
ex.: les fibres ralentissent l'action entre les amidons et les enzymes.
Une farine, de mouture fine et dépourvue de son (résidu provenant du
péricarpe), présente un taux d'assimilation plus rapide qu'une farine
intégrale.
5. les matières grasses
ex.: les lipides ralentissent le vidage de l'estomac et retardent ainsi la digestion des amidons.
6. les substances dites "facteurs anti-nutritionnels" (FAN)
ex.: certains aliments contiennent des substances qui inhibent la
digestion des amidons (les tanins, les phytates, les inhibiteurs de
protéines...).
Plus les particules sont grosses, plus le facteur IG est faible.
Les sucres
Pendant des millénaires, l’homme n’a employé pour
son alimentaiton que les glucides à assimilation lente (céréales) et
les sucres simples provenant des fruits (fructose) et du lait (lactose).
Le saccharose - sucre industriel- est un produit inconnu dans l’alimentation normale de notre organisme.
Le docteur Paul Carton estimait avec raison, que le
sucre raffiné provoque en 15 minutes une augmentation de pulsation
cardiaque, élève la pression sanguine de 15 à 20 %, fait augmenter
également la fonction du rein et diminuer l’évaporation cutanée. C’est
donc un stimulant du système circulatoire qu’il force à travailler.
Le foie se charge de maintenir le taux de sucre dans
le sang. En cas d’afflux de cet aliment dans l’intestin, on remarque
une fatigue de l’organe régulateur qu’est le foie.
De plus, le sucre absorbé en quantité, nuit à l’activité des globules blancs.
Le tableau qui suit montre une expérience réalisée à l’Université Loma-Linda en Californie aux USA.:
En temps normal, 1 globule blanc peut vaincre 14 bactéries:
5 mn après l’absorption de 6 cuillerées à thé de sucre blanc, 1 globule blanc peut vaincre 10 bactéries.
5 mn après l’absorption de 12 cuillerées à thé de sucre blanc, 1 globule blanc peut vaincre 5 bactéries.
5 mn après l’absorption de 18 cuillerées à thé de sucre blanc, un globule blanc peut vaincre 2 bactéries.
5 mn après l’absorption de 24 cuillerées à thé de sucre blanc, un globule blanc peut vaincre 1/2 bactérie.
Ce tableau connu aux USA en 1979 démontre bien l’action nocive du sucre raffiné.
Le sucre réduit alors la capacité des globules blancs à "digérer" et à neutraliser les
organismes toxiques qui entrent dans le sang.
L’usage du sucre blanc industriel qui fait l’objet
d’une propagande inconsidérée (presse, radio, T.V.,...) est vu comme un
dynamisant, alors qu’en vérité, c’est un décalcifiant particulièrement
violent d’où l’origine de nombreuses arthrites et caries dentaires par
acidisme humoral (du sang et de la lymphe). Le sucre blanc industriel
vide les réserves magnésiennes et vitaminiques B de l’organisme.
Cependant les glucides sont nécessaires à
l’équilibre nutritionnel et au bon fonctionnement de l’organisme.
Comment apporter cette catégorie de nutriments sans nuire à la santé ?
Comment absorber du sucre sans inconvénient ? Quel est le sucre biologique utile et bénéfique qui peut être recommandé ?
Sucres acceptables, nocifs et très nocifs
Il faut savoir choisir les "bons" sucres. Consommer
les sucres en très petite quantité, sinon ils deviennent acidifiants.
Quelques-uns peuvent apporter des vitalisants favorables.
Acceptables
Nocifs
Très nocifs
Sucres biologiques Non chauffés
En petite quantité
Jus de canne
Suc de canne
Eau d'érable
Stévia
Miel non pasteurisé
Mélasse de première extraction
Sucre de palme
Sucres non biologiques Chauffés à plus de 45°C
Sucres raffinés Les sucres acceptables
deviennent nocifs en grande quantité
Sucre roux
Sirop d'agave, de maïs
Sirop d'érable
Sirop de malt, de riz
Miel pasteurisé
Mélasse traitée
Vergeoise, sucre liquide
Cassonade, sucre candi
Fructose
Sucre inverti
Édulcorants artificiels souvent extraits du pétrole
Toxiques
Cancérigènes
Acésulfame K
Aspartame
Cyclamate
Saccharine
Sucre blanc
Sucralose
Vitesse d'absorption du sucre des aliments dans le sang
Types d'aliments
Vitesse
d'absorption
Vitesse de
digestion
sucres
concentrés, très rapides (bonbons, jus de fruits, chocolat, sirop
d'érable, mélasse, miel, sucre blanc ou brun, sucres artificiels, sirop
de maïs, caramel, etc.)
instantanée
1 heure
sucres rapides (fruits et légumes tels les carottes, les betteraves, petits pois)
5 minutes
1 heure
sucres moins rapides (yogourt nature, lait, fromage maigre)
15 minutes
2 à 3 heures
sucres plus lents, féculents (grains et céréales entières, pâtes à grains entiers, pommes de terre, maïs, farine non blanchie)
lipides (gras) (gras des produits laitiers, huiles pressées à froid, noix, beurre de noix, avocat, mayonnaise maison, etc.)
4 heures
5 à 8 heures
Tableau d’équivalence en sucre
Les sucres cachés dans les aliments
1 morceau= 3,7 g - 1/2 morceau = 1,8 g
1 cuiller à café de sucre
1 bonbon
4 chewing-gums
3 petits biscuits (~ 20 g)
1 verre de sirop
4 carrés de chocolat (1 barre)
1 c. à café de confiture, de gelée, miel(~ 20 g)
2 c. à café de chocolat en poudre
1 yaourt aux fruits ou parfumé
1 boule de crème glacée (~ 60 g)
1 verre de cacao, thé glacé sucré, limonade(1 dl)
1 bâton de crème glacée
1 flan commercial
1 pâtisserie (boule de berlin, mille-feuilles, etc.)
1 berlingot de thé froid
1 boîte/1 bouteille de coca, limonade, thé froid (33cl)
1 barre chocolatée (~ 60 g)
1 plaque de 100 g de chocolat {
Le sucre, une drogue dont il faut se débarrasser… !
Le sevrage du sucre
Le sevrage du sucre doit être progressif afin
d'éviter au système hépato-pancréatique un bouleversement métabolique
qui soit néfaste. La dépendance à la compulsion glucidique (ou boulimie
du sucre) est préjudiciable parfois pendant très longtemps.
Comparaison entre le sucre blanc, le sucre intégral,
les raisins secs et les abricots secs (en mg pour 100 g)
Minéraux
Sucre intégral
Raisins secs
Abricots secs
Sucre blanc
Mg
70-110
39
62
0
Ca
40-90
60
83
2
P
30-100
137
119
0
Fe
6-12
3,3
3,5
0,5
Cu
0,5-1,5
0,2
0,5
0
F
4-6
0
Mn
0,3-0,5
0
Zn
0,3-0,4
0
Vitamines
Sucre intégral
Raisins secs
Abricots secs
Sucre blanc
A
3,9
0,015
2,23
0
B1
0,14
0,15
0,01
0
B2
0,14
0,08
0,16
0
B3
0,19
0,5
3,3
0
Il s'agit donc de se libérer de la "drogue sucre"
et rééduquer son organisme par la écouverte du plaisir des véritables
aliments de santé. Sans se priver. Se donner simplement ce qu'il y a de
meilleur. Le temps, la patience, la détermination et la discipline vont
être les garants d'un changement-gagnant : une santé totale, rayonnante.